English version

Vendée Globe : abandon de Yannick Bestaven

Ce Rochelais de 34 ans, un vrai compétiteur et passionné du large, a confirmé officiellement, à sa grande déception, son abandon de la course Vendée Globe.

Ancien vainqueur de la Mini-Transat, il a été lâché en août par son sponsor principal et a failli de ne pas participer à la compétition. Malgré tout, il a continué de travailler sur son projet de conception d’un bateau autonome en énergies fossiles. Cette volonté d’innover en faveur de l’environnement a été l’élément moteur de l’association avec ses partenaires Aquarelle.com, Prosodie et la Charente Maritime, et lui a permis de développer avec son équipe un hydrogénérateur révolutionnaire. Le dimanche 9 novembre, il a été très heureux de pouvoir enfin prendre la course.

Or, le lendemain, la Direction de Course du Vendée Globe apprenait que le monocoque de Yannick avait démâté. Plus tard, le solitaire a indiqué que le mât avait sauté de son emplanture dans une vague, causant le démâtage. Il avait largué le mât mais n’avait pas pu récupérer les voiles.

Profondément déçu, il a envoyé ce message, expliquant les raisons de son abandon :

"Bonjour,

J’ai démâté lundi soir en fin de journée. Après avoir passé un front violent avec des vents de 50 nœuds au près, je naviguais trois ris dans la grand voile et l’ORC à l’avant. Je pensais être tiré d’affaire et plutôt bien placé au milieu de la flotte. Tout se passait pour le mieux, mes batteries toujours pleines grâce à l’éolienne et mon hydrogénérateur qui, malgré ces conditions, me donnaient largement l’énergie nécessaire. Le vent est passé nord-ouest en mollissant 20 nœuds ; j’ai pu virer de bord travers au vent pour faire route vers le Cap Finisterre.

La mer était toujours très formée. En renvoyant le deuxième ris, je me trouvais en pied de mât lorsqu’après avoir passé deux grosses vagues qui ont balayé le pont, le bateau est retombé derrière la troisième. La chute fut violente et en s’écrasant, le mât est sorti de son emplanture pour retomber à côté en se brisant en 3 morceaux. Heureusement dans ce malheur, la longe de mon harnais m’a retenu et le mât s’est écroulé à côté de moi sans me toucher.

Dans la nuit noire, le mât poussé par les vagues venait donner des coups de boutoir dans le bateau. J’ai du tout couper les haubans, les étais, je n’ai pu rien récupérer, j’ai jeté à l’eau tout le travail que nous avons accompli en un an. C’est la pire des choses qu’il pouvait m’arriver, je suis épuisé, dégoûté de voir notre tour du monde se terminer ainsi.

Aujourd’hui je suis sous grément de fortune et je rentre vers les Sables d’Olonne...

Yannick

Aquarelle.com »

Pour plus d’informations : Site officiel de la course

Revenir à la rubrique Actualités ancien

Contactez la Capitainerie des Minimes  capitainerie@portlarochelle.com Plan d'accès - Contact - Mentions légales  - Plan du site - Site réalisé par : La Petite Boîte