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Dragage


Comme tous les ans, à peu près à la même époque, vous allez être confrontés à la présence des engins de dragage sur le plan d’eau de la Régie du port de plaisance, chenaux d’accès et bassins des minimes. Chaque nouvelle campagne de dragage vous impose de cohabiter, sur le plan d’eau, avec des engins plus ou moins imposants, plus ou moins mobiles, mais en tout cas générant des contraintes fortes pour votre accès au plan d’eau. Pour vous permettre de mieux comprendre la problématique de ces contraintes, la Régie du port de plaisance vous fourni ci après, quelques explications sur les opérations de dragage.

En tout état de cause, tout est fait au mieux pour que ces contraintes soient le moins pénalisantes pour vous, même si il est impossible de les supprimer totalement.

Pourquoi des dragages ? : Tous les ports, sur tous les littoraux, s’envasent régulièrement ; c’est à dire qu’ils reçoivent des apports sédimentaires (vases, sables) qui viennent diminuer progressivement les hauteurs d’eau disponibles pour la navigation. Ces apports sont fonction de plusieurs paramètres comme la nature de la côte (rocheuse, vaseuse, sableuse, etc), la force et la direction des courants, la présence de fleuves à proximité, la configuration du site naturel et les modifications humaines apportées (digues, chenaux, etc). Pour ce qui concerne le port de plaisance de La Rochelle les différents paramètres évoqués ci-dessus sont assez défavorables : estran vaseux à proximité, apports sédimentaires fluviaux importants dans les pertuis (Sèvre niortaise, Charente, Gironde), courantologie forte. Au total on estime que les apports sédimentaires sont de l’ordre de 50 cms par an. D’où la nécessité de dragages d’entretien annuels.

· Quelles techniques utiliser ? : Il existe différents modes de dragage, l’objectif étant d’enlever des sédiments et de les restituer au milieu (sous certaines conditions). La Régie du port de plaisance utilise quatre moyens différents de dragage :

1. La drague stationnaire AVALIS II ou la drague GRANDE MULETTE  : cette drague, propriété du Conseil Général de la Charente-Maritime, ne dispose pas de moyens propres de propulsion. Lorsqu’elle est en opération, elle se déplace à l’aide de pieux qui sont relevés, orientés puis poussés alternativement. Pour les déplacements importants cette drague doit faire appel à un moyen nautique de remorquage. Elle dispose d’une sorte de bras (cutter) qui plonge sous l’eau et est orienté de haut en bas et de droite à gauche. Le cutter est muni d’une fraise qui désagrège la vase, celle-ci étant aspirée en mélange avec l’eau de mer par une pompe et refoulée dans une canalisation flottante. C’est cette drague que vous verrez tout au long de l’hiver et du printemps au port des Minimes.

2. La drague automotrice CAP D’AUNIS : cette drague, propriété du Grand Port Maritime de La Rochelle, est autonome pour sa propulsion. Elle dispose d’un bras articulé sur le côté (élinde) qui est plongé jusqu’au fond des zones à draguer et qui aspire les sédiments avec l’eau de mer. Ceux-ci sont renvoyés dans une cuve qui a un grand volume de stockage. Les sédiments, plus lourds, se déposent au fond de cette cuve et l’eau de mer est éliminée par surverse. Cette drague se déplace ensuite vers une zone d’immersion (voir plus loin) et largue (clape) les vases en s’ouvrant en deux (drague fendable). Si vous empruntez le chenal principal d’accès, de la tourelle Richelieu jusqu’au vieux port, vous risquez de croiser la Cap d’Aunis.

3.La drague automotrice FORT BOYARD : Cet engin, propriété du Conseil Général de la Charente-Maritime, est une drague automotrice qui fonctionne comme la CAP D’AUNIS. Elle dispose en outre d’une benne preneuse (crapaud) lui permettant de prélever les sédiments dans des parties difficiles d’accès. Vous pourrez voir cet engin évoluer principalement à l’entrée du port des Minimes, dans le chenal d’accès et au niveau du ponton capitainerie, accessoirement dans le chenal d’accès à la zone de mouillage de Port Neuf.

4. Le roto-dévaseur MER D’ANTIOCHE : Ce dernier petit engin, qui appartient également au Conseil Général de la Charente-Maritime, est une sorte de barge disposant sur son avant d’un bras hydraulique muni à son extrémité d’une fraise. Utilisé dans des zones restreintes, et de manière très ponctuelle, (cales, pieds de quai) cet engin remet la vase en suspension par rotation rapide de sa fraise plongée au fond de l’eau. Cette opération se fait toujours à marée descendante et avec des coefficients de marée importants pour que la vase soit renvoyée vers l’extérieur des zones draguées.

· Quelle réglementation ? Pour effectuer ses campagnes annuelles de dragage, la Régie du port de plaisance dispose de plusieurs arrêtés préfectoraux d’autorisation délivrés au titre du Code de l’Environnement, après instruction administrative et enquête publique. Ces arrêtés édictent un certain nombre de contraintes :

1. Dates impératives : le dragage est autorisé seulement du 1er octobre de l’année N au 15 mai de l’année N+1. Les dragages ont donc lieu en automne et en hiver.
2. Relevés bathymétriques : Avant et après chaque campagne, des relevés permettant de mesurer les fonds sont effectués. Ils permettent de prioriser les zones à dévaser et de mesurer les volumes (cubatures) de sédiments enlevés.
3. Analyses physico-chimiques : avant et pendant les dragages un certain nombre de paramètres sont analysés, tant dans l’eau que dans les sédiments. Il existe des seuils au delà desquels tout dragage est interdit. C’est la raison pour laquelle la Régie est très vigilante quant à la réduction des sources de pollution.
4. Zones de rejet : les sédiments dragués sont rejetés sur des zones précises : le site du Lavardin pour les dragues automotrices, le phare du bout du monde pour la drague stationnaire. Pour ce dernier site le mélange vase-sédiment est acheminé à partir de la drague par une canalisation flottante puis par une canalisation enterrée vers l’émissaire de rejet. Ces deux zones font également l’objet d’un suivi particulier (relevés bathymétriques, analyses physico-chimiques).

5. Volumes dragués : l’arrêté préfectoral du 6 octobre 2014 prévoit la possibilité de draguer l’entrée du Port des Minimes et l’accès aux bassins du port des Minimes en drague aspiratrice en marche, donc la possibilité d’immerger lesdits sédiments.

L’arrêté précise pour chaque secteur le volume maximum qui peut être dragué : rejets Phare du Bout du Monde = 200 000 m3 max de sédiments, zone d’immersion "Lavardin" = 200 000 m3 max, rotodévasage = 8 000 m3 max de sédiments remis en suspension.


Pour toute information sur l’actualité du dragage, consultez la rubrique "Travaux", accessible par la page d’accueil de ce site.



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