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Entretien des ouvrages : focus sur les pieux

publié le 03 avril 2026
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  • On ne les remarque pas toujours, et pourtant… les pieux jouent un rôle fondamental dans le fonctionnement du port de plaisance. Ces structures verticales assurent le maintien des pontons et garantissent la sécurité des installations comme celle des usagers.

    Au total, le port compte 469 pieux, répartis dans l’ensemble des bassins, dont 2 dans l’anse de Port-Neuf. Fabriqués en acier, ils sont protégés contre la corrosion grâce à une peinture spécifique et à des anodes sacrificielles, un dispositif de protection cathodique. Ce système est contrôlé tous les 10 ans afin de prolonger au maximum leur durée de vie.

    La durée de vie moyenne d’un pieu équipé d’anodes est de 25 ans contre 15 ans pour un pieu sans anodes.

    Dans la majorité des cas, les pieux sont creux. Seuls les pieux des ouvrages et bâtiments (darses et Capitainerie) sont remplis de béton pour renforcer leur solidité. Selon la nature du sol, ils sont ancrés à plus de 10 mètres de profondeur, assurant ainsi une excellente stabilité.

    Les plus anciens pieux du port datent de 1978, dans le bassin du Lazaret, tandis que les plus récents ont été installés en 2022 au niveau du brise-clapot dans le bassin des Tamaris. À la suite de la tempête Xynthia en 2010, tous les pieux ont été rehaussés pour répondre aux nouveaux niveaux de référence de hauteur d’eau. Les pieux installés plus récemment intègrent directement cette rehausse et ont une côte de 9.50m Cote Marine.

     

    Dans le Vieux Port, vous ne verrez pas forcément de pieux : les pontons y sont maintenus par des chaînes ou des rails. Les quelques pieux installés au Vieux port sont coulissants, fonctionnant comme des pistons pour accompagner les variations du niveau de l’eau notamment sur les pontons Médiathèque, Épi de dragage et le C3.

    Une campagne annuelle de surveillance

    Chaque année, lors des grandes marées du mois de mars, une campagne de vérification est menée sur l’ensemble des pieux. Cette opération mobilise l’ensemble des agents du service technique, qui inspectent chaque structure avec une attention particulière sur la zone de marnage, la partie située entre deux niveaux d’eau, la plus sollicitée et donc la plus sensible.

    À l’issue de ce diagnostic, les interventions nécessaires sont programmées. Selon les cas, les réparations sont réalisées en interne par les soudeurs du port ou confiées à des entreprises spécialisées dans les travaux subaquatiques.

     

    A titre d’exemple, en 2024, 2 % des pieux ont été identifiés comme endommagés soit 9 pieux présentant des trous. Parmi eux, 6 ont pu être réparés en interne et 3 ont nécessité l’intervention d’une entreprise spécialisée.

    Cette année, seuls 6 pieux ont été identifiés comme troués pour lesquels des réparations vont être programmées.

    Ces résultats témoignent de la pertinence du dispositif de surveillance et du plan d’action engagé par le port.

    Par ailleurs, des campagnes plus importantes sont organisées tous les 10 ans pour remplacer les pieux les plus dégradés sur le plan structurel dont l’état ne permet plus d’assurer une fixation fiable du ponton

     

     

    Tous vigilants

    Les plaisanciers sont par ailleurs invités à signaler tout désordre ou anomalie constaté sur les installations. Cette vigilance collective contribue à maintenir la qualité et la sécurité du port.

     

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