
Bienvenue sur le fil d’actualité dédié au projet d’inventaire de la biodiversité portuaire du Port de plaisance de La Rochelle.
Ce projet s’inscrit dans la continuité de l’inventaire À l’ombre des pontons réalisé en 2006 et témoigne de l’engagement durable du port en faveur de la préservation de l’environnement.
Précurseur avec l’obtention du Pavillon Bleu dès 1985, le port a confirmé son ambition environnementale en obtenant les certifications Ports Propres en 2019, puis Ports Propres actifs en biodiversité en 2021 avant son renouvellement en 2025 pour une durée de 3 ans.
Ce projet donnera lieu à la parution du livre À l’ombre des pontons 2, le 8 juin 2026, à l’occasion de la Journée mondiale des océans. La richesse de la vie qui se développe dans les eaux du port est souvent insoupçonnée. Sous la surface, à l’abri des pontons, se déploie un monde discret où de nombreuses espèces animales et végétales, parfois rares ou inattendues, cohabitent et prospèrent en toute tranquillité.
L’objectif ? Mieux connaître les espèces qui peuplent nos eaux, sous les pontons et autour du port, afin de mieux les comprendre… et mieux les protéger.
Ici, nous vous invitons à suivre l’avancée de ce projet, du lancement jusqu’à la parution de l’ouvrage. Nous partagerons régulièrement des actualités, des coulisses, des rencontres et des découvertes issues du terrain. Une façon de valoriser la richesse du vivant dans cet espace portuaire et de vous embarquer avec nous dans cette exploration passionnante.
👉 On vous partage un article de presse publié à la suite de la présentation des résultats des prélèvements d’ADN environnemental (ADNe) le 23 février:
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Le 26.02.26
Les campagnes scientifiques se poursuivent dans le cadre de l’inventaire de la biodiversité portuaire. Depuis 2022, plusieurs prélèvements d’ADN environnemental ont été réalisés dans les eaux du port afin d’identifier les espèces de poissons présentes, en partenariat avec le laboratoire LIENSs –
La Rochelle Université CNRS.
La méthode utilisée repose sur l’analyse de l’ADN environnemental (ADNe), une première pour les ports de plaisance de l’arc atlantique.
Les poissons laissent en permanence dans l’eau des traces microscopiques, cellules, mucus ou fragments d’ADN. En analysant ces traces présentes dans les échantillons d’eau, les chercheurs peuvent identifier les espèces ayant fréquenté le milieu, sans avoir besoin de les capturer ni de les observer directement.
Cette approche, non invasive et particulièrement efficace dans des milieux complexes comme les ports, permet de révéler une biodiversité souvent difficile à détecter par les méthodes d’observation classiques. Elle complète ainsi les autres suivis réalisés dans le cadre du projet comme les plongées d’observation réalisées par le Subaqua Club de La Rochelle.
Les analyses révèlent une diversité remarquable avec 35 espèces de poissons détectées selon les saisons.
Parmi les espèces identifiées figurent des poissons côtiers et pélagiques bien connus des pertuis charentais : sardines, anchois, bars, mulets, gobies, girelles ou encore astérines.
Ces travaux ont été présentés le 23 février au Bâtiment du Lazaret en présence de nombreux plaisanciers et avec la participation de partenaires scientifiques : Hélène Thomas, enseignante-chercheuse au laboratoire LIENSs de La Rochelle Université – CNRS, Bénédicte Madon, chercheuse à l’Université de Séville et Michael Rabiller, médiateur scientifique au Muséum d’Histoire naturelle de La Rochelle.
Leurs interventions ont permis de présenter la méthode de détection par ADN environnemental, de détailler les espèces identifiées au fil des campagnes et de partager les principaux enseignements scientifiques de ces travaux.
Ces résultats viennent enrichir l’inventaire de la biodiversité portuaire, dans lequel d’autres espèces de poissons seront également présentées.
Ces résultats mettent en évidence le rôle du port comme zone refuge et nourricerie, notamment entre la fin du printemps et la fin de l’été.

Le 24.02.26
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Le 15.12.25
Les études et observations se poursuivent pour alimenter l’inventaire, avec cette fois-ci les résultats du suivi ornithologique réalisé par notre partenaire, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). Cette étude, menée tous les deux ans depuis la mise en place par le port d’un suivi environnemental en 2015, permet d’observer l’avifaune durant la période de dragage, qui s’étend sur une période de huit mois chaque année.
Ces derniers mois, la LPO a réalisé un suivi mensuel de l’avifaune depuis la pointe des Minimes afin de mieux connaître les espèces présentes sur le domaine portuaire.
L’étude a permis d’identifier 50 espèces, dont 29 oiseaux d’eau et marins, avec une fréquentation marquée de plusieurs espèces emblématiques comme le Tournepierre à collier, la Mouette mélanocéphale ou le Goéland argenté.
Les observations montrent que le port joue un rôle de zone de repos et d’alimentation, en particulier pour les limicoles et les laridés.
Des résultats plus détaillés, ainsi que la présentation des espèces observées, seront intégrés dans l’inventaire de la biodiversité portuaire.
Plus d’infos : L’inventaire de la biodiversité est en marche : un premier bilan du suivi ornithologique
Le 10.11.25
Une nouvelle action de sciences participatives s’est déroulée cette semaine dans le bassin des chalutiers. En partenariat avec L’E.C.O.L.E de la mer, les participants sont partis à la découverte du monde fascinant… du plancton !
De nombreux plaisanciers ont répondu présent et ont embarqué pour réaliser des traits de plancton. L’opération consiste à remorquer un filet très fin (appelé filet à plancton) à la surface de l’eau. Celui-ci retient les micro-organismes invisibles à l’œil nu mais indispensables à la vie marine.
De retour au ponton, place à l’observation : les échantillons ont été immédiatement étudiés au microscope. Ils ont ainsi découvert un monde miniature et très varié, révélant la richesse des espèces planctoniques présentes dans les eaux du port.
Voici un aperçu de quelques espèces observées dans les eaux du port :

1- Coscinodiscus (rond) et Odontella/ 2- Ditylum/3- Chaetocerops/4- Copepode/5- Larve de Balane/6- Larve de copépode © L’E.C.O.L.E de la Mer
On vous partage aussi quelques images.
Un grand merci à l’ensemble des participants !
Le 05.09.25
Le 3 juillet dernier, une opération de sciences participatives s’est déroulée dans le cadre du projet pour mieux connaître la faune marine présente dans les bassins du port de La Rochelle.
À cette occasion, les plaisanciers ont été invités à participer à des prélèvements d’ADN environnemental dans les eaux du port, aux côtés de l’équipe du port et de Hélène Thomas, enseignante-chercheuse au laboratoire LIENSs de La Rochelle Université.
Dix plaisanciers ont répondu à l’appel et sont montés à bord du bateau du port, La Brigantine, pour procéder aux prélèvements.
Trois points de collecte ont été définis : à l’entrée du port des Minimes, dans le bassin du Bout Blanc et dans le havre d’échouage du Vieux Port.
À chaque point, entre 2 et 4 litres d’eau ont été prélevés à l’aide de sacs stériles.
Ces échantillons ont ensuite été filtrés sur place à l’aide d’une capsule Sterivex, un petit dispositif contenant une membrane qui retient les traces d’ADN présentes dans l’eau (mucus, cellules mortes, excréments, etc.).
Pourquoi l’ADN environnemental ?
Cette méthode permet d’identifier les espèces présentes dans un milieu aquatique sans les observer ni les capturer. Dans cette opération, l’objectif principal est de recenser les poissons vivant dans les eaux du port, y compris ceux qui sont peu visibles, discrets ou actifs la nuit.
Non invasive et efficace, cette approche est idéale pour explorer la biodiversité dans des milieux complexes comme les ports.
Un grand merci aux plaisanciers qui ont participé à cette action ! Leur implication a été précieuse et montre combien la participation citoyenne peut enrichir nos connaissances sur l’environnement marin local.
Le 04.07.25
Le projet d’inventaire de la biodiversité portuaire est à l’honneur dans Sud Ouest : découvrez l’article en cliquant ci-dessous
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Le 20.06.25
Découvrez dans cette vidéo les coulisses du projet avec Angélique Fontanaud, responsable QSE du Port de plaisance de La Rochelle, et observez les espèces rencontrées par les plongeurs du Subaqua Club de La Rochelle lors des dernières plongées. Le laboratoire LIENSs – La Rochelle Université nous dévoile également la méthode de travail des scientifiques pour analyser la faune et la flore présentes sous les pontons.
©Frédéric Coutantin – Subaqua Club La Rochelle
Le 04.06.25
Les premières observations ont débuté en avril, à l’occasion d’une plongée organisée avec le Subaqua Club La Rochelle dans le Bassin des Chalutiers, au Vieux-Port. Cette opération marque le début concret des travaux de terrain.
À cette période de l’année, certaines espèces diffèrent de celles que l’on rencontre en été, apportant des données précieuses pour affiner notre connaissance de l’écosystème portuaire.
Malgré une météo globalement favorable sur la semaine, la journée du samedi a été marquée par la pluie, rendant l’eau trouble et limitant ainsi la visibilité.
Les plongeurs sont néanmoins ressortis enthousiastes et motivés à renouveler l’expérience dès le mois prochain.
Nous partagerons très bientôt les premières images de cette campagne d’observation sous-marine.
Le 29.04.25
Deux réunions de lancement ont déjà réuni un large panel de partenaires, chacun apportant son expertise et ses connaissances spécifiques pour enrichir cette initiative.
De nouvelles collectes, des relevés et des observations aussi bien à terre que dans les eaux du port vont être planifiés dans les mois à venir. Un programme de plongées, mené par le Subaqua Club La Rochelle, permettra d’évaluer l’état actuel de l’écosystème portuaire rochelais. Tandis que les plongeurs exploreront les fonds sous-marins, des chercheurs et scientifiques apporteront leurs connaissances pour étudier les espèces présentes. Le grand nombre de partenaires engagés dans le projet constitue un gage de savoirs approfondis.

Le 12.11.24

Après vingt ans de management environnemental, complété par les efforts des collectivités locales pour réduire l’impact urbain sur le milieu aquatique, le Port de plaisance poursuit sa stratégie en réalisant un état des lieux de sa biodiversité.
La réalisation d’un nouvel inventaire a pour objectif de mettre en lumière la richesse naturelle, souvent insoupçonnée, abritée dans un port aujourd’hui et d’analyser les évolutions de la biodiversité depuis 20 ans.
La divulgation des résultats de cet inventaire constituera le socle d’actions et d’outils de sensibilisation auprès de la communauté portuaire et du grand public.
Rendez-vous dans les mois à venir pour suivre l’évolution de cet ambitieux projet scientifique et pédagogique.
Le 07.02.25
En 2006, le Port de plaisance de La Rochelle menait une étude d’envergure sur la biodiversité présente au sein du port en partenariat avec plusieurs structures et spécialistes. Cet inventaire, intitulé « À l’ombre des pontons », répertorie les espèces animales et végétales qui peuplaient en 2006 le milieu portuaire : invertébrés, algues, poissons, cétacés, oiseaux et plantes.
Ce travail, synthétisé sous la forme d’un ouvrage, avait été largement diffusé aux plaisanciers et aux classes de l’agglomération rochelaise dans un objectif de sensibilisation et d’éducation.
Cette parution fut un véritable accélérateur dans l’engagement du port pour la mise en place d’actions concrètes pour protéger et développer l’écosystème portuaire. Cette année 2006 sera également marquée par la certification du port Norme ISO 14001.
Consultez A L’OMBRE DES PONTONS 2006

Le 05.01.25
De nouvelles plongées pour enrichir nos données
Le 17 juillet : une rencontre avec les hippocampes
Deux palanquées ont exploré le bassin des chalutiers, notamment les quais et la coque du France 1, navire emblématique du Musée Maritime de La Rochelle.
Autour du navire, les plongeurs ont croisé de nombreux bars, mulets et sars, dans un environnement portuaire riche en faune.
Moment fort de cette sortie : chaque palanquée a observé un hippocampe moucheté, l’un de teinte claire, l’autre plus foncée.
Une belle surprise et un indicateur précieux pour le suivi de la biodiversité portuaire.
Le 29 juin : une plongée dans une chaleur estivale
En pleine canicule, avec une eau à 24°C, cette troisième plongée a permis aux plongeurs d’observer une faune fixée très présente sur les quais, ainsi que des petites seiches et ophiures sur les fonds vaseux.
Pas d’hippocampes cette fois-ci, mais une biodiversité toujours bien vivante et colorée sous la surface.