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L’ADN révèle les poissons du port

publié le 06 mars 2026
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  • Depuis 2022, des campagnes de prélèvements en ADN environnemental sont menées dans les eaux du port, en partenariat avec le laboratoire LIENSs – La Rochelle Université / CNRS afin d’identifier les espèces de poissons présentes dans le port. Selon les scientifiques du laboratoire LIENSs, cette démarche serait une première parmi les ports de plaisance de l’arc Atlantique.

    Ces campagnes s’inscrivent dans le suivi global de la biodiversité portuaire et contribuent à la réalisation de l’inventaire À l’ombre des pontons II dont la publication est prévue le 8 juin 2026 à l’occasion de la Journée Mondiale des océans.

    Une méthode innovante pour mieux connaître le port

    La méthode repose sur l’analyse de l’ADN environnemental. Concrètement, les poissons laissent dans l’eau des traces invisibles à l’œil nu (cellules, fragments d’ADN). Les échantillons prélevés sont ensuite analysés en laboratoire grâce à des techniques bio-moléculaires et bio-informatiques. Les séquences génétiques obtenues sont comparées à des bases de données de référence permettant d’identifier les espèces présentes.

    Cette approche non intrusive offre une photographie précise de la biodiversité aquatique, sans avoir à capturer ni à observer directement les poissons.

    Certaines campagnes ont également donné lieu à des actions participatives associant plaisanciers et clients du port, la dernière remonte à juillet 2025 : Port de Plaisance – Sciences participatives & biodiversité au port

    Des campagnes menées toute l’année et sur plusieurs sites

    Depuis 2022, les prélèvements ont été réalisés à différentes périodes :

    Et sur plusieurs sites du port :

     

     

    Jusqu’à 35 espèces identifiées

    Ces résultats révèlent un écosystème dynamique et bien plus riche qu’il n’y paraît. Les analyses ont permis d’identifier jusqu’à 35 espèces de poissons, selon les saisons.

    Espèces côtières, pélagiques et juvéniles cohabitent ainsi dans les eaux portuaires : sardines, anchois, bars, mulets, gobies ou encore girelles. Elles mettent en évidence le rôle du port comme zone refuge et nourricerie, avec une diversité maximale observée entre la fin du printemps et la fin de l’été.

    Une restitution scientifique et accessible

    Les résultats de ces prélèvements ont été présentés le 23 février dernier au Bâtiment du Lazaret lors d’une rencontre rassemblant de nombreux plaisanciers et les intervenants des structures partenaires.

    Hélène Thomas, chercheuse au laboratoire LIENSs La Rochelle Université CNRS et Bénédicte Madon, chercheuse à l’Université de Séville, toutes deux spécialistes de l’ADN environnemental, ont présenté la méthode de détection par ADN environnemental. Michael Rabiller, médiateur scientifique au Muséum d’Histoire naturelle de La Rochelle, a quant à lui, présenté des espèces identifiées et partager les principaux enseignements de ces recherches.

    À l’ombre des pontons II permettra de découvrir de nombreuses espèces de poissons détectées dans le port : rendez-vous en juin pour explorer la biodiversité qui se cache sous les bateaux et les pontons.

    Plus d’infos :  SUIVEZ LE PROJET D’INVENTAIRE DE LA BIODIVERSITÉ PORTUAIRE

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